mardi, 18 janvier 2011

Dans le tumulte des enfers.

Ce soir, sans retenue, je m’en vais t’oser l’interdit
Je m’en vais braver les courants, m’éloigner de toi.
Ce soir, il est sur, que rien, non rien ne m’atteindra.
Je m’en vais, sans me retourner, rejoindre les douces rêveries.

Imagines-moi, les yeux contemplant la lune, sans aucun appui.
Visualises le vent froid d’été sur ma peau dénudé, sans faire aucun pas.
Oh! Penses à moi lorsque enfin la mort t’accompagnera,
Car dans le silence de ta rage, c’est ton passé qu’elle dévorait.

Rappelles-toi que rien ne se joue à pile ou face,
Que la vie, dans cette infinie démesure, reste le repos
Le repos avant l'éternel chute, avant le dénommé fiasco.
Le fiasco où, je te rassures, comme tout un chacun, tu as ta place.

Petite fille, rappelles-toi bien, que maudire une ombre n’est point conseillé
Ce soir, dans la noirceur du jour, je fais de toi l’âme que je dévorerais
Car c’est dans la tumulte de ton trépas que se repose mon combat
Imagines-toi, dans les flammes des enfers, le démon, sourire aux lèvres.

Imagine ses griffes s'enfonçant dans ta peau,
Encore, encore, creusant et cherchant.
Où as-tu camouflé ton coeur petite fille ?
En possèdes-tu seulement un ?

Ce soir, dans la clarté de la lune, observes le démon, qui de toi fera son souper.
Car dans la tumultes des enfers, ton combat se noie, parmi la rage de ses yeux.

dimanche, 16 janvier 2011

Liberté


Liberté. Tel un fléau elle rongeait les veines et les âmes de toutes les créatures qui la frôlaient. Mais personne ne peut être libre entièrement. L'on dépend toujours de quelque chose ... D'une famille, d'un amour, d'une ami, d'une personne, qui qu'elle soit et quoiqu'elle est fait pour nous. Derrière il y a la dépendance à l'oxygène, à la nourriture, à l'eau, au soleil ... A tellement de choses qu'en faire une liste parait complètement sot, voir fou. Personne ne peut être libre. du moins aucun humain. Quand aucune parcelle de notre corps de réclame quoi que ce soit, on peut se sentir libre, se dire que tout continue malgré l'absence de besoin, on peut se savoir indépendant, enfin ... Mais une sensation étrange peut elle aussi se sentir libre, libre de nous ramener sur Terre. Libre. Libre de nous rappeler que cette brûlure est avant tout la preuve de notre damnation éternelle.

Tentation

On ne résiste que très peu de temps à l'appel insaisissable, irresistible de la tentation, surtout quand celle ci s'attaque à l'un des points les moins résistants de l'âme humaine. Elle se fait vicieuse, tentation. Elle se fait maligne, obsession. Elle se fait invisible, persuation. Elle se fait puissante, damnation. Elle se fait sanguinaire, vampire. Tentation du corps, de l'âme, de l'esprit et de la voie. La voie de l'obscurité. La voie de la non-vie. La voie du vampire. Voie de liberté et de passion, voie de démesure et de luxure, chemin sombre et étroit où quiconque s'aventure en subit les conséquences. Douces conséquences. Douces punitions qui a mes yeux ébahis ne représentent qu'un énième sacrifice pour atteindre la joie éternelle du plaisir charnel.

samedi, 11 décembre 2010

Ôde à ma Folie

Soupires, une dernière fois. Je t’en prie, laisses-moi te voir souffrir une énième fois. Je t’en supplie ne me laisses pas seule avec toute cette joie, tout cet amour qui plane, qui virevolte autour de moi. Je t’en conjure, ô ma divine! Ne m’abandonne pas.
Ne te moque pas, toi maitre de la nuit, répètes-moi, réapprends-moi, à vivre, à mourir, à te suivre et à te servir car je suis tienne. Et vous, démons de la nuit, comment vous faire comprendre que tout ce que je vis n’est qu’un putain de rêve ? Qu’une putain d’illusion qui me prends aux tripes, qui m’emmène, qui m’enchaîne, qui me rends dingue. Dingue de tout. Dingue d’elle et de moi. Ombre de substitution, maitresse de la nuit, elle est chef en mes pensées. Comment lui expliquer que je ne peux me passer d’elle malgré le vide et la douleur qu’elle me laisse à chaque fois? Je suis esclave de ma dégénérescence.
Ô toi ma Folie! Ma douce amante, ma seule amie! Que ta beauté m’émerveille à nouveau comme à l’aube de notre rencontre.

 

mardi, 24 août 2010

Murmure en duo

Doux murmure sur les plaines enchaînées
D'un monde sans égal au pareil déchainé
Luisant d'un aura reflétant
Source entravée d'un bonheur émouvant

Quant à savoir qui de ces deux rit
Enigme amusante que je lis
Le murmure se poursuit lentement
Et se fait comprendre assez rapidement

Ils sont jeunes, ils sont beauc, ils sont fous
La vie est à eux et peu leur importe si c'est doux
Souffle et ombre d'un murmure
Ils restent au silence derrière leurs murs

Peut-être ont-ils peur, peut-être sont-ils joyeux ?
Car comment savoir lequel des deux
Créa et libéra le fléau dévastateur
Que le murmure a lui seul fit empereur

Faut-il rire, faut-il pleurer en solo,
Ou faire suivre un murmure en sulblime duo ?

Allégorie de la Solitude

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Pourquoi est-elle sans chaîne ou sans passion
Ce n'est après tout qu'une simple et dérisoire illusion
Elle ère, elle se faufile, elle sanglote ou pleure
Sans pour autant recevoir un quelconque réconfort de coeur
Elle ne semble que plus mélancolique à chaque blessures
Pourtant, ne l'avait-on pas prévenu des nouvelles mesures ?
On avait fait circuler partout que dès à présent
Tout ami était devenu rassurant
Elle se déchaîne, elle s'enfuit loin de tout
Toute vie, toute amitié est devenu un réel coup
A sa désinvolture magnificience, volupté nouvelle
De son monde qu'elle enchaine, la merveille.

L'allégoriste se nomme Solitude

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Marchant en traînant ses chaînes
Maugréant à en perdre haleine
Avançant péniblement dans son deuil
Il est plus seul que seul
Peut-être le retrouvera-t-on pendu à un saule pleureur
Ou dans sa chambre à prier pour ses derniers heures

Plus il avance dans la rue principale de sa vie
Plus il ne rencontre plus personne
Sauf un ou deux hommes
Que par obligation, il supplie
Mais qu'a-t-il fait pour tombé si bas ?
Lui ! Si grand allégoriste qu'il fut, ne se nomme pas.

Il regrette ses cahiers et ombres solitaires
Qui venait pleurer du haut de sa fenêtre haustaire
Ses matières et textiles qui lui parlaient
Et ses stylos qui le guidaient
Où sont-ils ? Que font-ils ? Le voient-ils ?
Autant de question qui restent en suspens sur leur lit
Toute la nuite de l'Hégire
Mais comment le faire revivre ?
Lui ! Si grand allégoriste qu'il eut été
Et à présent juste une ombre du passé.

Continuer

 

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De ses yeux flamboyants
Sous ces lèvres allarmantes
Coule une larme d'enfant
Coule une larme lente

Evacuant se débacle
De plus en plus bâlafre
Coule sa colère
Coule l'éphémère

Criant pour se faire entendre
Chanter et montrer ce qu'il a à revendre
Hurler pour continuer
D'avancer
D'approcher
De monter
Continuer d'exaspérer

Douces paroles ...

23msw1i.pngJ'ai l'impression de trop parler
Parfois, je ne sais pas ce que je fais
Je dis tout et n'importe quoi
Alors que ça ne me ressemble pas.

Noir

 

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J'ai peur de l'absence de lumière
De l'absence éphémère
Mais je n'ai peur que le soir
Car ma phobie est celle du noir.

Pourquoi

 

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J'ai beau lui demander
Mais jamais elle ne s'est arrêtée
Je l'ai cherchée à chaque coin de rue
Mais jamais elle ne m'a répondu
Non, jamais l'amour ne m'a expliqué
Pourquoi elle m'avait oublié.

L'Amitié

 

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Mille et une étoile dans le ciel
regardant à quel point elle est belle
Non, ce n'est pas de la jalousie
Car c'est mon amie
J'admire tellement sa beauté
La douce volupté de l'amitié.

Les écrivains


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Symphonie grâcieuse d'une journée sans pareilles
J'ai joué quelques notes à merveilles
Le long d'un piano aux douces touches ivoires
Sur une feuille, une plume gratte mon histoire
La contant comme seuls les écrivains le savent
En y mettant chaque ton différent, y décrivant chaque page

Fascination

Dôté d'une étrange impression76023380.png
Se dessinant dans un léger frisson
L'aube tente à pointer son nez
Peut-être par simples rejets ou regrets ...
Lune pleine d'enfergure, quant à elle
Se projette dans un coeur coupé en lamelles
Ne serais-ce que pour observer les ramifications
D'une courte durée perdue par sa nation
Pays sans coeur et sans avenir
L'amour ou l'argent, est-il si difficile de choisir ?
Dirigeant associables, écoute-t-il vos questions ?
Ensembles, égayons, courrons, réfléchissons !
Mais que se passe-t-il dans cette courte région ravagée ?
Qu'en est-il  de tous les vestiges de l'apogée ?
Détruits, parties, en fumée ou perdus ?
N'y avait-il d'autres solutions que celle tant attendue ?
Pour finir, je ne poserais qu'une seule question :
Pourquoi a-t-on mis fin à la Fascination ?

Mélancolie

Je suis une simple ombresans280.png
Frôlant la courte ligne des nombres ...
Je ne suis qu'une créature de vie
Qu'un monstre qui se nourrit de jalousie
Je ne suis qu'un blasphème
Juste une petite période de haine

Juste une silhouette floue
Qui t'emmène avec elle, on ne sait où
Une mort réunie, embellie, symphonie de décadence
Réveillant cette douce éloquence
Qu'est celle du poète en mal d'inspiration
Celle de la gaieté en mal de son démon
Celle du soleil obscurcie par la folie
Du monde dans lequel on vit

Je suis une hypothèse
Qui flotte, dotée d'une rare aise
Je suis déjà au-delà
D'un grand gouffre de trépas

Sans attache, le bord du vide m'attire ... !
Parcourue d'un rare morceau de lyre
Je quitte doucement ma léthargie soudaine
Somnolant dans un monde sans dégaine
Regardant aux alentours de moi
Pour mieux entendre le son de mes pas
Je ne suis qu'une hallucination
Juste un morceau de chanson,

Et plus que pour un enfant, la fascination
D'une lente et douloureuse révélation
Je marche, je cours, je vole, je flotte lentement
Je n'ai plus vraiment d'attache, ni d'enchantement

Il n'y a ni solitude, ni solidarité
Il n'y a que moi et ma soif d'invisibilité
Je ne suis guère qu'une soudaine et douloureuse mélancolie
Qui sans remords à prit possession de la vie
Je ne suis qu'un simple sentiment que tu fuies
Rien qu'une simple allégorie